Casablanca: Moins d’engorgements sur l’autoroute urbaine ?

Casablanca: Moins d’engorgements sur l’autoroute urbaine ?

La restructuration de l’autoroute urbaine de Casablanca bat son plein. Outre les travaux d’embellissement (avec des espaces verts tout au long de la route et au niveau des sorties), l’aménagement et le dédoublement des ponts sont entamés depuis quelques mois. En effet, 4 ponts principaux font actuellement l’objet de travaux d’élargissement à deux voies. Il s’agit de construire de nouveaux ponts aux côtés de ceux déjà existants. L’objectif étant de faciliter les sorties et éviter les engorgements de la circulation.
Un budget de 36 millions de DH est consacré à cette opération qui concerne les ponts « Marjane» (Aïn Sebaâ), «Autohall» (Bernoussi), «Somaca» (Bernoussi) et «Nador» (Aïn Chock, El Fida et Maârif). «Ce montant ne concerne que les ouvrages d’art à proprement dit, l’aménagement extérieur n’est pas compris», précise Mbarek Maftouh, Ingénieur en chef principal à la Commune urbaine. Le délai de livraison est fixé à 24 mois, dont la moitié est déjà écoulée.
En tout, la voie express (ou autoroute urbaine) compte pas moins de 23 ponts qui nécessitent à coup sûr un coup de lifting.

Mais pour l’heure, le budget débloqué ne concerne que les 4 ponts précités. Il s’agit de ponts qui représentent des points noirs pour la circulation, notamment celui de Marjane (Aïn Sebaâ). En effet, à la sortie de l’autoroute, les automobilistes se retrouvent coincés sur l’entrée du pont en raison de la circulation très dense au niveau de cet arrondissement. Même le week-end, des enseignes comme Marjane, Atacadaou, Decathlon … génèrent un trafic très important sur cette zone.
Au-delà des travaux d’aménagement, l’entretien de l’ensemble des ponts s’impose.

Beaucoup sont en mauvais état, noircis par la pollution et certains nécessitent même des réfections (suite à des accidents de la route).
Par ailleurs, la voie express, qui dessert la ville de bout en bout, a fait également l’objet d’une opération d’embellissement qui a pris fin. Le traitement paysager a été effectué simultanément par la commune et la SDL Casa-Aménagement. La partie allant du Nœud «A» jusqu’au bd Okba (Hay Mohammedi) a été aménagée par la CUC, le reste (jusqu’à la route d’Aïn Harrouda) est pris en charge par Casa- Aménagement. Trois entreprises assurent l’entretien des espaces verts sur le tronçon relevant de la commune. Celle-ci veut-elle pallier le manque d’espaces verts à l’intérieur de la métropole? En effet, le foncier rare rend quasiment impossible d’aménager de nouveaux jardins publics.
Rappelons qu’une opération baptisée «Un arbre par foyer» a été lancée en 2017 par la commune. Objectif: doter Casablanca de 850.000 arbres, soit l’équivalent des foyers qui y habitent. Sachant que la ville abrite plus de 350.000 arbres, il faudra donc en planter 500.000 sur 4 ans (d’ici 2020).

Leconomiste

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